Soly-Cisse-fresque-Fondation-Blachere

SOLY CISSE : TRANS-FER, FONDATION BLACHERE

04/08/2025

17/09/2025

IRON SCULPTURE FROM AFRICA

 

DES OBJETS USUELS A LA SCULPTURE MODERNE ET CONTEMPORAINE
EN AFRIQUE SUB-SAHARIENNE

.

Jean-Michel Massing

 

Le but de cette exposition n’est pas de refléter toute la gamme d’objets en fer et de seulptures d’Afrique, mais de comparer la sophistication et la simplicité des formes de la métallurgie du fer africaine traditionnelle (mon-naies, bâtons de médecine Osanyin, etc.) avec les sculptures africaines modernies et contemporaines dans ce même métal de la Fondation Blachère à Apt.

La relation entre ces groupes d’objets est complétée par les récentes sculptures en fer de deux jeunes artistes béninois invités à une résidence, Marius Dansou et Rémy Samuz. Les dessins de Soly Cissé (1969-) les photographies de J. D. Okhai Ojeikere (1930-2014), les estampes sur dilbon de Mansour Ciss (1957-) mais aussi Confluences d’El Anatsui (1944-), une sculpture faite de bandes d’aluminium et de fils de cuivre qui fait référence aux textiles Kente ghanéens, et Dexu Adina d’Alexis Peskine constituent une résonance discrète aux sculptures en fer de l’exposition.

Ambitieuse dans son intention et dans sa programmation cette exposition à Apt comprend le Centre d’Art de la Fondation Blachère, les murs extérieurs peints du bâtiment, le jardin traité comme un parc de sculptures et la place Cabriel Péri à Apt avec la Prière universelle de Ndary Lo (1961-2017)

Une installation est Champ de coton de Soly Cissé (1969), présentée sur l’île de Gorée lors de la 13e Biennale d’art contemporain de Dakar en 2018

 En 2003, Soly Cissé a été invité à l’exposition Animal Anima pour peindre les peintures murales à l’extérieur du Centre d’Art de la Fondation, désormais intégré
au pare de sculptures. La Fondation a acquis de nombreuses peintures, dont son grand triptyque Période de Chaleur (2008) ainsi que de nombreux dessins;

Installé sur la place de l’église Saint-Charles Borromée (achevée en 1830), le Champ de Coton de Soly Cissé (2018) consistait en trois rangées de tiges denses et longues en fer soudé rougeâtre, enfoncées directement dans le sol, avec des feuilles et surmonté de fibres de coton pour les fleurs ; l’artiste a également placé  quelques chiffons parmi elles, afin de renforcer la dimension humaine de son message. ° Même si Gorée- n’a pas joué un rôle vraiment important dans la traite.

 

Another splendid installation not dissimilar in its essence and form, which unfortunately could not be included in this exhibition, was Champ de coton (Cotton Field) by Soly Cissé (b. 1969) shown on the island of Gorée during the 13th Biennale of Contemporary Art in Dakar in 2018 (Fig. 32). Born in 1969 in Dakar where he still lives. Cissé graduated with highest ho-nours at the École Nationale des Beaux-Arts de Dakar before developing a varied career in painting. photography, scenography, and with this work, sculpture.

He was invited in 2003, for the exhibition Animal Anima, to paint the wall paintings on the exterior of the Centre d’Art now integrated into the sculpture park. and the Fondation acquired several paintings and drawings by him. including his large Période de chaleur, triptych in 2008.78, installed in the square of the église Saint-Charles Borromée (which was completed in 1830): Soly Cissé’s Champ de cotton (2018) consisted of three dense and long rows of stalks in reddish welded iron. each four plants wide, directly stuck into the ground. with leaves and topped by white synthetic fibres for the flowers: the artist also placed a few rags among them. to underline the human dimension of his message.Even if Gorée did not have a really major role in the slave trade, as historians have shown, this artwork became symbolic of this trade;
Cissé’s sculpture evoke the sale of human beings into the American cotton plantations – not just a tragic episode but a crime against humanity – giving a visual dimension to the memory of slavery in one of its most resonant places.

Catalogue, (extrait)

 

 

Artistes